Louange à Allah, et que la paix et les bénédictions soient sur le Messager d’Allah. Ceci étant dit :
La première chose qu’il convient de souligner est que quitter l’Islam n’est pas une solution aux épreuves. Au contraire, c’est la plus grande calamité dans laquelle une personne puisse tomber, car perdre sa religion est bien plus grave que perdre quoi que ce soit dans ce monde.
Le fait de subir des épreuves après s’être engagée dans la pratique de l’Islam ne signifie pas que l’Islam est faux, ni que la pratique religieuse est la cause du malheur. Les épreuves touchent le musulman comme le non-musulman, le vertueux comme les autres. Cela fait partie de la réalité de la vie.
Les prophètes ont été éprouvés alors qu’ils étaient parmi les créatures les plus aimées d’Allah, et les croyants ont également été éprouvés tout au long de l’histoire. Cela n’a jamais été une preuve que leur voie était fausse. Au contraire, l’épreuve peut être un test, une expiation des péchés ou un moyen d’élever le rang d’une personne.
Allah dit :
« Les gens pensent-ils qu’on les laissera dire : “Nous croyons !” sans les éprouver ? »
La foi ne signifie pas que la vie sera dépourvue de douleur. Elle signifie plutôt que la personne trouve un sens à la patience, de l’espoir dans la miséricorde d’Allah et une récompense qui ne sera jamais perdue.
Quant au sentiment que l’invocation (du‘â) augmente les épreuves, ce n’est pas une appréciation correcte de la réalité. Cela peut être dû à une forte pression psychologique, à des pensées envahissantes et à la tristesse, qui peuvent amener la personne à établir des liens entre les événements d’une manière qui devient psychologiquement épuisante.
L’invocation n’attire pas le mal. Elle est au contraire un acte d’adoration. Allah peut y répondre en nous accordant ce que nous demandons, en éloignant de nous un mal que nous ne voyons pas, ou en nous réservant sa récompense dans l’au-delà.
De plus, ce que tu as mentionné — la perte de force psychologique, le sentiment d’humiliation, les pensées excessives et l’impression que quelque chose cherche délibérément à te faire du mal — peut indiquer un véritable besoin d’aide psychologique spécialisée. Cela ne signifie pas que l’Islam en est la cause.
Ne réunis donc pas sur toi la douleur de ce monde et la perte de ta religion. Traite plutôt ta souffrance par les moyens appropriés :
Reviens vers Allah et ne romps pas ton lien avec Lui.
Cherche le soutien d’une personne de confiance parmi ta famille ou parmi des personnes vertueuses et fiables.
Consulte un professionnel musulman de la santé mentale digne de confiance.
Ne prends pas de décision déterminante pour ta vie alors que tu traverses une détresse psychologique intense.
Souviens-toi que beaucoup de personnes embrassent l’Islam malgré les souffrances et les épreuves, et y trouvent lumière et sérénité. La vérité ne se détermine pas simplement en fonction du confort ou de la souffrance que connaît une personne, mais par les preuves et les arguments.
Résumé
Les épreuves ne prouvent pas que l’Islam est faux.
Quitter la religion ne supprime pas les épreuves, mais ajoute une calamité encore plus grande.
L’épreuve peut être un test, une expiation des péchés ou un moyen d’élever le rang d’une personne.
L’invocation n’attire pas le mal, mais la réponse peut prendre des formes que nous ne percevons pas.
Le sentiment que tout cherche délibérément à te faire du mal nécessite un soutien psychologique sérieux.
Ne prends pas la décision de quitter ta religion dans un moment d’effondrement psychologique ou de douleur intense.
Le salut réside dans le retour vers Allah ainsi que dans la recherche d’un traitement et d’un soutien, et non dans la fuite de l’Islam.
Et Allah sait mieux.