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Le Messager d'Allah (paix et bénédictions soient sur lui) a dit : "Lorsque l'être humain meurt, ses actions cessent sauf trois : une aumône continue, une connaissance utile, ou un enfant pieu
Idées Reçues sur l'Islam Les obsessions et les doutes 956 2026-08-19

Pourquoi les gens diffèrent-ils en matière de subsistance et de bienfaits ?

Question
Si Allah, le Très-Haut, ne fait injustice à personne, pourquoi les gens diffèrent-ils dans leur subsistance et les bienfaits qui leur sont accordés ? Pourquoi certaines personnes reçoivent-elles la richesse, la beauté et la connaissance, tandis que d’autres sont privées d’une grande partie de ces choses ?
Réponse

Louange à Allah, et que la paix et les bénédictions soient sur le Messager d’Allah. Ceci étant dit :

Premièrement : Allah est exempt de toute injustice

Allah, le Très-Haut, est totalement exempt de toute injustice. Il dit dans le hadith qudsi :

« Ô Mes serviteurs ! Je Me suis interdit l’injustice et Je l’ai rendue interdite entre vous. Ne soyez donc pas injustes les uns envers les autres. »

L’injustice consisterait notamment à priver un serviteur d’un droit qui lui revient, à le punir sans faute ou à faire perdre ses bonnes actions. Allah, le Très-Haut, est totalement exempt de tout cela.

Quant aux différences entre les gens en matière de richesse, de beauté, de santé et de connaissance, elles ne constituent pas une injustice. Toutes ces choses appartiennent à Allah et relèvent de Sa grâce. Il accorde à qui Il veut avec sagesse et prive qui Il veut avec sagesse.

Deuxièmement : La différence entre la justice et la grâce

Il est important de distinguer entre la justice et la grâce :

  • La justice : Allah ne lèse personne, même de la plus petite chose.
  • La grâce : Allah accorde à qui Il veut de Sa grâce et de Ses trésors.

Allah ne fait injustice à personne, mais Il favorise certains de Ses serviteurs par rapport à d’autres dans certaines affaires de ce monde afin de les éprouver.

Allah dit :

﴿Et Allah réserve Sa miséricorde à qui Il veut.﴾

Et Il dit :

﴿Si Allah accordait largement Ses dons à tous Ses serviteurs, ils commettraient des excès sur terre. Mais Il fait descendre avec mesure ce qu’Il veut.﴾

Troisièmement : Le don comme la privation peuvent être des épreuves

La richesse peut être une bénédiction pour une personne et une épreuve pour une autre. La pauvreté peut rapprocher un serviteur de son Seigneur, alors que s’il recevait beaucoup de richesses, il pourrait devenir arrogant et se corrompre.

Allah, le Très-Haut, dit :

﴿Quant à l’homme, lorsque son Seigneur l’éprouve en l’honorant et en le comblant de bienfaits, il dit : “Mon Seigneur m’a honoré.” Mais lorsqu’Il l’éprouve en restreignant sa subsistance, il dit : “Mon Seigneur m’a humilié.” Mais non !﴾

Cela signifie que recevoir des bienfaits matériels n’est pas toujours une preuve d’honneur, et en être privé n’est pas une preuve d’humiliation. Les deux situations peuvent constituer une épreuve.

Quatrièmement : L’être humain ne voit pas toute la réalité

Une personne peut regarder quelqu’un d’autre et constater qu’il possède richesse, beauté et connaissance, sans voir toutes les épreuves, inquiétudes et difficultés présentes dans sa vie.

Nous ne voyons qu’une partie de la vie des autres et ignorons beaucoup de leurs réalités.

Il ne convient donc pas de juger la justice d’Allah simplement en comparant ce que l’on possède avec ce que possèdent les autres.

Cinquièmement : Les plus grands bienfaits ne sont pas matériels

Les plus grands bienfaits ne sont ni la richesse ni la beauté. Parmi les plus grands bienfaits figurent la foi, la guidée et la tranquillité du cœur.

Une personne peut posséder beaucoup de biens de ce monde tout en étant privée de tranquillité et de guidée, tandis qu’une autre peut avoir peu d’argent mais être riche en foi, en satisfaction et en proximité avec Allah.

Est-il permis d’invoquer Allah contre celui qui nous agresse verbalement ?

La personne victime d’une injustice peut invoquer Allah contre celui qui lui a fait du tort, proportionnellement à l’injustice subie et sans dépasser les limites.

Cependant, pardonner et patienter est préférable si cela n’encourage pas l’oppresseur à poursuivre ou à augmenter son injustice.

Si l’invocation soulage la personne opprimée ou contribue à repousser l’injustice, il n’y a aucun mal à dire, par exemple :

« Ô Allah, protège-moi de son mal, éloigne de moi son injustice et rends-moi mon droit par Ta justice. »

Conclusion

  • Allah ne fait injustice à personne, même du poids d’un atome.
  • Les différences de subsistance et de bienfaits ne constituent pas une injustice ; elles relèvent de la sagesse et de l’épreuve.
  • Recevoir des bienfaits n’est pas toujours un signe de l’agrément d’Allah, et en être privé n’est pas un signe d’humiliation.
  • L’être humain ne voit pas toute la réalité de la vie des autres et ne doit donc pas juger uniquement selon les apparences.
  • Parmi les plus grands bienfaits figurent la foi, la guidée et la tranquillité du cœur.
  • La personne opprimée peut invoquer Allah contre l’oppresseur proportionnellement à son injustice, sans transgresser dans son invocation.

Celui qui patiente et espère la récompense d’Allah recevra de Lui une compensation meilleure dans ce monde ou dans l’au-delà.