Le Messager d'Allah (paix et bénédictions soient sur lui) a dit : "Lorsque l'être humain meurt, ses actions cessent sauf trois : une aumône continue, une connaissance utile, ou un enfant pieu
L'Approche de l'Islam face aux Pensées Obsessionnelles et aux Maladies Mentales
Question
Les pensées obsessionnelles, l'anxiété et la dépression sont-elles le signe d'une foi faible ou du fait que la foi n'est pas entrée dans le cœur ? Et comment faut-il comprendre le verset : « Celui qu'Allah veut guider, Il lui ouvre la poitrine à l'Islam » ?
Réponse
Louange à Allah, et que la paix et les bénédictions soient sur le Messager d'Allah.
Les pensées obsessionnelles (waswas) qui touchent le croyant ne signifient pas que la foi n'est pas entrée dans son cœur. Au contraire, elles peuvent être un signe de la présence de la foi, car Satan s'efforce particulièrement de corrompre le cœur du croyant et d'y semer des doutes. Certains Compagnons (qu'Allah les agrée) se plaignirent au Prophète Muhammad ﷺ de pensées si troublantes qu'ils trouvaient insupportable d'en parler. Il leur répondit : « Voilà la preuve d'une foi sincère. » Dans un autre hadith, il dit : « Louange à Allah qui a réduit la ruse de Satan à de simples insufflations. » Cela montre que le fait de détester ces pensées, de les combattre et de refuser de les accepter est un signe de foi, et non un signe de son absence.
Par conséquent, lorsque de telles pensées surviennent, le musulman ne doit ni s'y attarder ni les développer. Il doit plutôt les ignorer, chercher refuge auprès d'Allah contre Satan, multiplier le rappel d'Allah et s'occuper par des activités utiles telles que la recherche de la science, les actes d'adoration ou un travail bénéfique. Plus on accorde d'attention aux pensées obsessionnelles, plus elles deviennent fortes ; les ignorer est au contraire l'un des moyens les plus efficaces pour les surmonter.
De même, souffrir d'anxiété ou de dépression ne signifie pas nécessairement que la foi est faible ou absente. Ces troubles peuvent avoir des causes psychologiques, physiques ou autres. Bien qu'ils puissent parfois être accompagnés d'un manque de confiance en Allah ou d'un affaiblissement du rappel d'Allah, il n'est pas juste d'affirmer que toute personne qui en souffre possède une foi déficiente ou inexistante. C'est pourquoi, en plus du traitement spirituel, il est recommandé à celui dont les symptômes deviennent importants de consulter un médecin ou un professionnel de la santé mentale. Associer le traitement religieux au traitement médical fait partie des moyens légitimes de rechercher la guérison.
Quant à la parole d'Allah :
« Celui qu'Allah veut guider, Il lui ouvre la poitrine à l'Islam ; et celui qu'Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite et oppressée. » (Coran 6:125)
elle concerne celui qui rejette la foi et persiste dans la mécréance. Cela est confirmé par la fin du verset :
« C'est ainsi qu'Allah fait tomber l'impureté sur ceux qui ne croient pas. » (Coran 6:125)
Ce verset ne vise donc pas le croyant qui est éprouvé par des pensées obsessionnelles ou de l'anxiété tout en demeurant ferme dans sa foi et dans son obéissance à Allah.
En résumé : Les pensées obsessionnelles, l'anxiété et la dépression ne signifient pas, en elles-mêmes, que la foi n'est pas entrée dans le cœur. Un croyant peut être éprouvé par ces difficultés. Leur traitement consiste à ignorer les pensées obsessionnelles, à multiplier le rappel d'Allah et les invocations, ainsi qu'à recourir à un traitement médical lorsque cela est nécessaire. Quant à l'« étroitesse de la poitrine » mentionnée dans le verset, elle décrit le mécréant qui refuse la foi, et non le croyant éprouvé par des pensées obsessionnelles qu'il déteste et combat.