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Le Messager d'Allah (paix et bénédictions soient sur lui) a dit : "Lorsque l'être humain meurt, ses actions cessent sauf trois : une aumône continue, une connaissance utile, ou un enfant pieu
La Jurisprudence Islamique Les péchés majeurs, les péchés et les actes décons 298 2026-08-02

Persister dans le Péché

Question
Persister dans un péché ou l'aimer signifie-t-il le considérer comme licite ? Et une personne devient-elle mécréante en répétant un péché tout en reconnaissant qu'il est interdit ?
Réponse

Louange à Allah, et que la paix et les bénédictions soient sur le Messager d'Allah.

Selon Ahl as-Sunnah wa al-Jamâ'ah, l'istihlâl (considérer comme licite ce qu'Allah a interdit) consiste à croire qu'une chose interdite par Allah est en réalité permise. Par exemple, croire que la fornication, l'alcool ou l'usure sont licites tout en sachant qu'Allah et Son Messager les ont interdits. Une telle croyance constitue une mécréance (kufr) lorsqu'elle concerne une interdiction connue de façon évidente et nécessaire dans l'Islam, à condition que la personne ne bénéficie d'aucune excuse valable, comme l'ignorance ou une interprétation erronée.

En revanche, le simple fait de commettre un péché, d'y persister ou de le répéter ne signifie pas que la personne le considère comme licite, tant qu'elle continue de croire qu'il est interdit et reconnaît le jugement d'Allah à son sujet, même si elle est dominée par ses passions ou affaiblie dans sa foi. Ainsi, celui qui boit de l'alcool, commet la fornication ou pratique l'usure tout en disant : « Je sais que c'est interdit, mais j'ai été vaincu par mes désirs », demeure un musulman pécheur ayant commis un grand péché. Il ne devient pas mécréant du seul fait d'avoir commis ce péché.

De même, aimer un péché n'a pas toujours la même signification. Si une personne est attirée par un péché en raison d'un désir naturel tout en croyant qu'il est interdit, cela traduit une faiblesse de la foi mais ne la fait pas sortir de l'Islam. Elle doit néanmoins lutter contre ses passions et se repentir auprès d'Allah. En revanche, si son amour du péché provient du rejet du jugement d'Allah, de l'aversion pour Son interdiction ou du refus d'accepter Sa loi, cela contredit la foi, car le véritable croyant accepte le jugement d'Allah même lorsqu'il va à l'encontre de ses propres désirs.

C'est pourquoi les savants ont distingué entre celui qui désobéit tout en restant soumis au jugement d'Allah et celui qui rejette le jugement d'Allah ou refuse avec arrogance de s'y soumettre. Le premier est un musulman pécheur dont la foi est diminuée, tandis que le second peut tomber dans la mécréance si toutes les conditions du takfir sont réunies et qu'aucun empêchement valable n'existe.

Malgré cela, persister dans les péchés représente un grand danger, car les péchés affaiblissent et endurcissent le cœur. Si une personne ne se repent pas, ils peuvent progressivement l'éloigner de la vérité. C'est pourquoi certains des pieux prédécesseurs ont dit :

« Les péchés sont le chemin qui mène à la mécréance. »

Autrement dit, les péchés peuvent conduire à la mécréance, même s'ils ne constituent pas eux-mêmes de la mécréance.

En résumé : L'istihlâl consiste à croire que ce qu'Allah a interdit est en réalité licite ; il ne consiste pas simplement à commettre l'acte interdit. Celui qui persiste dans un péché tout en reconnaissant qu'il est interdit demeure un musulman pécheur et ne devient pas mécréant pour cette seule raison. En revanche, celui qui nie son interdiction, rejette le jugement d'Allah à son sujet ou refuse de s'y soumettre tombe dans la forme d'istihlâl qui peut faire sortir une personne de l'Islam, à condition que les conditions du takfir soient réunies et que les empêchements reconnus par la Charia soient absents.

Et Allah est Le Plus Savant.